L'insécurité générale dans votre pays d'origine ne suffit pas à obtenir la protection de réfugié au Canada, car la loi canadienne sur l'immigration exige que vous démontriez un lien direct et personnel entre les dangers du pays et votre situation particulière, conformément aux articles 96 et 97 de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR). Travailler avec un avocat canadien spécialisé dans l'asile at Société d'avocats Pax Cela garantit que les documents objectifs relatifs au pays correspondent bien à votre demande individuelle. Un décideur administratif n'accordera pas le statut simplement parce qu'un pays est en proie à des troubles généralisés. Vous devez prouver que vous êtes victime de persécutions ciblées fondées sur des motifs juridiques reconnus, que votre gouvernement ne peut vous protéger au quotidien et que vous ne pouvez vivre en sécurité dans une autre région de votre pays d'origine.

Comparaison des articles 96 et 97 du droit canadien

Lors du dépôt d'une demande avec l'appui des conseillers juridiques de Pax Law Corporation, il est essentiel de savoir que le Canada divise la protection en deux volets juridiques distincts. Chaque volet évalue les risques différemment selon votre pays d'origine.

Question juridique clé Article 96 de la LIPR (Convention sur les réfugiés) Article 97(1)b) de la LIPR (Personne ayant besoin de protection)
Qu’est-ce qui déclenche la protection ? Persécution fondée sur la race, la religion, la nationalité, l'appartenance à un groupe social ou les opinions politiques. Risque de torture, mise en danger de la vie ou traitements cruels et inhabituels.
Quel degré de preuve doit avoir la force ? Une « possibilité sérieuse » de préjudice. Un équilibre des probabilités (« plus probable que non »).
Tous les habitants du pays peuvent-ils faire face à ce risque ? Oui, si cela cible votre catégorie ou profil protégé spécifique. Non. Ce danger ne peut être affronté de manière générale par les autres habitants du pays.
Le risque doit-il couvrir l'ensemble du pays ? Doit être valable à l'échelle nationale, sauf si vous pouvez démontrer que déménager est déraisonnable. Oui, le danger personnel doit vous suivre partout dans le pays.

En vertu de l'article 96, vous devez établir une crainte fondée de persécution. Bien que les rapports sur les droits de la personne puissent démontrer la difficulté de la situation dans votre pays d'origine, vous devez prouver le lien entre cette situation et votre vie. La Cour fédérale s'est penchée sur cette question dans l'arrêt Fodor c. Canada (Citoyenneté et Immigration), 2020 FC 218 :

Un demandeur « peut démontrer sa crainte de persécution en apportant la preuve du traitement réservé aux personnes se trouvant dans une situation similaire » et « n’a pas à démontrer qu’il court plus de risques que les autres personnes de son pays ou les autres membres de son groupe ».Ébouriffer au paragraphe 19)

Si des rapports indépendants démontrent que des membres de votre groupe spécifique sont lésés simplement parce qu'ils appartiennent à ce groupe, la confirmation de votre appartenance pourrait suffire. Mais si le danger dépend de votre lieu de résidence, de votre niveau d'engagement politique ou de votre situation personnelle, vous devez fournir des preuves expliquant pourquoi cette menace générale vous cible directement (Ébouriffer aux paragraphes 38 et 42).

Protection de l'État : pourquoi un travail policier imparfait ne suffit pas

Un critère essentiel dans les dossiers de réfugiés canadiens est de savoir si votre gouvernement d'origine peut vous protéger. En vertu du droit canadien, les décideurs présument que les autorités étatiques sont capables de maintenir l'ordre public. Boussaidi c. Canada (Citoyenneté et Immigration)Dans l’arrêt 2024 CF 802, la Cour fédérale a confirmé deux règles essentielles :

  • Vous devez réfuter la présomption de protection de l'État en utilisant des preuves « pertinentes, fiables et convaincantes » (Boussaidi au paragraphe 14).
  • La protection n'a pas à être parfaite ; la loi exige seulement qu'elle soit opérationnellement adéquate dans la vie réelle (Boussaidi au paragraphe 18).

Cela signifie que les rapports se contentant de signaler la lenteur des interventions policières ou des cas de corruption mineure sont rarement suffisants. En général, il faut démontrer avoir déployé des efforts raisonnables pour contacter les autorités nationales et tester leurs ressources. La seule exception concerne les cas où demander l'aide de l'État serait totalement déraisonnable – par exemple, lorsque la police est elle-même l'agresseur – ou lorsque cela mettrait votre vie en danger immédiat.Boussaidi au paragraphe 16).

La question de la ville sûre : comprendre les alternatives de vol internes (IFA)

Même si vous courez un réel danger dans votre ville natale, les autorités canadiennes vous demanderont si vous auriez pu déménager dans une autre ville de votre pays. Gurung c. Canada (Citoyenneté et Immigration)Dans l’arrêt 2024 FC 145, la Cour a réitéré les deux questions essentielles relatives à une solution de rechange pour un vol intérieur (SVFI) :

  1. Existe-t-il un risque sérieux de persécution ou un risque réel dans la nouvelle ville proposée ?
  2. Est-il objectivement raisonnable, compte tenu de votre situation personnelle, de s'attendre à ce que vous vous y rendiez et y viviez ?Gurung au paragraphe 11)

Les documents relatifs à l'état du pays doivent donc être directement liés à la ville proposée. Vos poursuivants peuvent-ils vous y retrouver ? Les forces de police locales fonctionnent-elles différemment dans cette province ? Ranganathan c. Canada (Ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration), la Cour d'appel fédérale a clairement indiqué que décider si un déménagement est déraisonnable exige d'examiner à la fois la situation personnelle du demandeur et le pays concerné (Ranganathan (au paragraphe 13). Vous devez présenter des preuves concrètes et réelles démontrant que vivre dans cette deuxième ville menacerait votre vie ou votre sécurité (Ranganathan au paragraphe 15).

Témoignages personnels contre statistiques générales devant les tribunaux canadiens

Les rapports nationaux aident les agents à vérifier la cohérence de vos déclarations. Cependant, les chiffres nationaux ne reflètent pas la vérité individuelle. Al Dya c. Canada (Citoyenneté et Immigration)Dans l’arrêt 2020 FC 901, la Cour a averti que les décideurs ne doivent pas confondre « la probabilité globale qu’un événement se produise dans un autre pays » avec la probabilité qu’il se produise pour une personne en particulier (Al Dya au paragraphe 35).

Parallèlement, les autorités canadiennes ne peuvent pas sélectionner les preuves de manière arbitraire. Ngabo c. Canada (Citoyenneté et Immigration)Dans l’arrêt 2024 CF 1425, la Cour a souligné que, même si un panel n’est pas tenu d’énumérer tous les articles, il doit prendre en considération les éléments de preuve qui contredisent sa conclusion (Ngabo (au paragraphe 20). Si des nouvelles récentes ou des documents actualisés sur les droits de la personne démontrent que le danger s’est aggravé depuis un refus antérieur, ces éléments de preuve doivent être traités directement.

Étapes pour constituer un dossier de preuves solide pour le Canada

Pour que vos rapports généraux sur les pays contribuent réellement à étayer votre argumentation, suivez ces quelques conseils simples pour organiser vos documents :

  • Associer chaque rapport à une question juridique : Ne soumettez pas de dossiers génériques contenant de mauvaises nouvelles. Associez chaque signalement à votre groupe protégé, à votre profil personnel, à l'inaction de la police ou à votre impossibilité de déménager dans une autre ville.
  • Vérifiez les dates et les lieux : Veillez à ce que les rapports mentionnent précisément les régions, les villes et les périodes concernées par votre récit.
  • Associer les actualités du pays aux documents personnels : Il est essentiel de toujours associer les conclusions générales concernant le pays à vos pièces d'identité personnelles, lettres ou documents officiels afin de démontrer comment les problèmes documentés vous concernent directement.

Questions fréquemment posées

Pourquoi la violence généralisée ou la pauvreté dans mon pays d'origine ne suffisent-elles pas pour bénéficier de la protection canadienne des réfugiés ?

La violence en général touche tout le monde de la même manière. En vertu des articles 96 et 97 de la LIPR, le Canada exige la preuve d’une persécution ciblée ou d’un risque personnel qui n’est pas partagé par l’ensemble de la population.

Dois-je prouver que je cours plus de danger que les autres membres de mon groupe ?

Non. Sous ÉbourifferVous n'avez pas besoin de démontrer un risque plus élevé que vos pairs. Il vous suffit de prouver que vous avez le même profil et que les personnes ayant ce profil courent un risque sérieux de persécution.

Pourquoi ne puis-je pas simplement dire que la police de mon pays est corrompue ou inefficace ?

Sous BoussaidiLa loi part du principe que les États peuvent protéger leurs citoyens, sauf preuve claire et convaincante d'une défaillance opérationnelle. Un système policier imparfait est néanmoins considéré comme juridiquement suffisant.

Que se passe-t-il si le gouvernement prétend que j'aurais pu déménager dans une autre ville ?

Votre fichier doit réussir le test en Gurung et Ranganathan en apportant la preuve concrète que le deuxième emplacement est soit dangereux, soit qu'un déménagement là-bas mettrait votre vie ou votre sécurité en danger réel.

L'agent doit-il lire chaque article de presse que je lui soumets ?

Non, mais sous NgaboUn agent commet une erreur susceptible de recours s'il ignore des documents crédibles qui contredisent directement sa décision finale de refuser la demande.


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